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L'objet du décor

La première est designer et a participé au groupe milanais Memphis. La seconde est artiste et utilise souvent l'objet et la pratique des arts appliqués (néon, tapisserie, céramique) dans son oeuvre. La rencontre entre Martine Bedin et Mai-Thu Perret c'est la bonne idée qu'a eue la Fondation Speerstra d'Apples.



Une exposition à quatre mains - prolongée jusqu'au 17 août - qui réactive les avant-gardes pour mieux comprendre les enjeux de la modernité. Et où les rôles s'inversent, la designer exposant ses objets comme des sculptures, l'artiste laissant ses oeuvres se fondre dans le décor. "Si tous les objets de Martine Bedin ont été d’abord dessinés dans ses carnets, nombre de ces dessins n’ont jamais pris forme", explique Samuel Gross, directeur de la Fondation et initiateur de ce rendez-vous. "Elle s’est toujours mis en tête que ses derniers conservant la fraîcheur impertinente et joyeuse des différentes périodes de son travail elle pouvait remettre en jeu certains de ses projets anciens. C’est donc avec cette idée qu’elle a choisi de réaliser une importante série de pièces qui sont ici présentées pour la première fois."



Et pourquoi avoir choisi le titre "Week-end à Rome", vieille scie nostalgique d'Etienne Daho? "Pour rien de spécial. Disons, pour l'Italie où Martine Bedin a vécu, pour l'époque qui nourrissait d'autres ambitions de l'avant-garde. Daho reste quand même celui qui a introduit, avec d'autres groupes comme Taxi Girl, la musique électronique dans la chanson française."
"Week-end à Rome", jusqu'au 14 août

PHOTOS: ANNIK WETTER

DADI Daily
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